29 mars, 2008
Kab semble sorti du trip provoqué par la drogue « ultra heaven », mais… qu’en est-il vraiment ? Comme le dit la postface : Respectez la dose prescrite sous peine de commotion cérébrale ! 

L’histoire : Kab est de retour d’un délire d’un niveau qu’il n’avait jamais connu auparavant, réaliste à tel point qu’il croyait déjà en être revenu à plusieurs reprises avant de se rendre compte que le voyage continuait. Revenant vers le lieu où l’attend son amie, il se remémore alors les instants précédents. A peine revenu à lui, le vieux dealer lui a appris que seulement un quart d’heure avait passé depuis l’injection de la drogue et que, pendant ce laps de temps, Kab avait fait le tour du lac à la nage. Devant l’ampleur du délire qu’il vient de vivre, le jeune homme refuse de croire que ce n’est qu’une variété de P qui lui a été vendue, mais le dealer lui réplique qu’il s’agit en fait d’une version spéciale dont les effets dépendent de la psyché du consommateur et que c’est donc le cerveau de Kab qui a créé cela. Retrouvant son amie, Kab se rend compte qu’il est toujours sous l’influence de la drogue et repart dans un nouveau trip. Celle-ci l’emmène alors chez lui et lui fait prendre une douche chaude pour le remettre de son plongeon. Passant à table, Kab remercie son amie d’avoir préparé le repas mais celle-ci lui annonce qu’il l’a préparé lui-même. Le jeune homme se sent alors mal et croit repartir dans un délire avec ses spaghettis lorsqu’il se rend compte que son amie aussi voit ceux-ci bouger tout seuls. Elle lui parle alors de la théorie soutenue par les créateurs des amplificateurs de conscience déclarant que nous pouvons influer sur la réalité lorsque nous atteignons un certain niveau d’amplification. Devant l’incompréhension de Kab, celle-ci décide alors de brancher leurs deux consciences entre elles à l’aide de son ampli personnel afin de lui faire comprendre de quoi il retourne…
Maintenant que le menu fretin est hors course, le sénateur d’origine japonaise Kenneth Yamaoka s’attaque à son principal adversaire pour le poste de candidat des démocrates : le vice-président Al Nore. Un second volume déjà plus prenant ! 

L’histoire : Maintenant que Goldblam, second démocrate dans les sondages derrière le favori et vice-président actuel Albert Nore, a été vaincu grâce au scandale sur sa liaison avec une de ses collaboratrices, Kenneth Yamaoka est officiellement considéré par l’opinion publique comme le challenger principal. Mais la stratégie de ce dernier repose principalement sur une confrontation avec Nore et celui-ci refuse de participer à un débat télévisé. Yamaoka décide donc d’utiliser la presse pour divulguer leur affrontement et prévoit pour cela de venir rencontrer son adversaire de manière opportuniste alors que celui-ci sera entouré de journalistes afin d’avoir avec lui une petite discussion politique sous le regard attentif d’un public de spécialistes. Yamaoka s’invite alors à une soirée du vice-président et ce dernier accepte de le rencontrer pour essayer de comprendre à quel genre d’homme il a affaire… De son côté, Takashi discute avec MacCoy et celui-ci lui raconte comment il a rencontré Yamaoka durant la guerre du Vietnam. C’est lors d’une extraction de soldat blessé en pleine zone de combat que le directeur de campagne fit la connaissance du futur candidat alors même que celui-ci semblait sur le point de rejoindre les nombreuses victimes de cette guerre…
Ce qu’on en pense sur la planète BD : Maintenant que l’intrigue est en place, ce second volume s’avère déjà plus prenant que son prédécesseur malgré encore quelques stéréotypes venant peupler l’histoire. Ainsi, si l’on passe sur les classiques (le proche collaborateur fidèle rencontré au Vietnam, l’allégorie sur le rôle de Yamaoka et son camarade de chambre à travers le football américain et l’histoire d’amour entre le fils illégitime et la fille adoptive), certains passages sortent enfin des sentiers battus et arrivent à réellement capter notre attention, comme la partie de jeu d’échecs entre les candidats ou le coup de la déclaration volée. De même, l’intrigue évolue aussi du point de vue personnel puisque la femme de Yamaoka semble découvrir le lien qui unit son mari et le jeune journaliste venu du Japon. De son côté, Takashi commence même à se demander si Yamaoka ne serait pas directement lié à la mort de sa mère. Bref, le scénario s’avère de plus en plus prenant et c’est ce qu’on attendait. Les graphismes sont impeccables, soignés et très fournis, mais souffrent toujours de quelques petits soucis comme une trop grande ressemblance entre certains protagonistes que seule la coupe de cheveux et la couleur du costume permettent de différencier, ou encore des exagérations assez stressantes dans la mise en scène comme cette manie de mettre en avant certaines phrases ou réactions sans aucun intérêt. Pourtant, il y a des chances que ce second tome vous accroche définitivement dans sa toile et vous amène à vouloir suivre cette série inhabituelle jusqu’à son terme.
Kenneth Yamaoka remet en cause le rôle l’armée offensive américaine et ébranle l’opinion publique. Rebondissements et manipulation sont au programme de ce neuvième tome. 

L’histoire : En tant que candidat du parti démocrate, Kenneth Yamaoka effectue un discours dans lequel il s’en prend directement à l’armée américaine qu’il désire réformer en profondeur. En effet, il souhaite que cette dernière retire toutes ses bases implantées à l’étranger et qu’elle ne serve qu’à la défense du pays. Par ailleurs, il ne veut plus que les Etats-Unis soient la police du monde mais que l’armée de l’O.N.U. soit renforcée et puisse assumer pleinement ce rôle. Cette annonce a l’effet d’une bombe et provoque du remue-ménage chez les journalistes qui assistent au discours. Yamaoka n’a pas terminé de parler que les premiers effets ne tardent pas à s’en faire ressentir : son quartier général est littéralement submergé par les coups de téléphones, les fax, et les messages sur le site Internet du candidat. Quelles que soient les réactions des gens (sympathisants qui le soutiennent ou opposants qui l’accusent de trahison), celles-ci sont toujours virulentes et argumentées, ce qui montre que Yamaoka bouscule les mentalités.
Ce qu’on en pense sur la planète BD : Ce neuvième volume, édité par Casterman en même temps que les tomes un et deux, reprend la série là où les éditions J’ai lu l’avaient arrêtée. Avec son discours articulé autour du rôle de l’armée américaine dans son pays et dans le monde, Yamaoka créé la polémique et aborde un sujet des plus actuels. L’auteur maîtrise bien son sujet et aborde les choses de façon à nous les expliquer tout en nous captivant. Les magouilles politiques sont aussi très présentes dans les syndicats et Yamaoka dévoile une fois de plus son côté sombre et manipulateur à Takashi. Même si les dessins ne sont pas au meilleur niveau de l’auteur, ceux-ci sont toujours de bonne qualité et les décors sont aussi nombreux que travaillés. Les personnages sont charismatiques et les ressemblances entre eux se font maintenant plus rares. En revanche, la plupart ont des nez monstrueux, certains vêtements à carreaux font mal aux yeux et le soulignement abusif des réactions et paroles des protagonistes est encore trop récurrent. Bref, ce volume reste aussi intéressant que les autre et le suspense des dernières pages nous donne hâte de lire la suite.
15 mars, 2008
Cette nouvelle série à découvrir, Drug-on (éditions Asuka) est l’adaptation d’une série de romans fantastiques actuellement prépubliée dans le magazine Comic Birz de Gentosha et compte 3 volumes. Avec son atmosphère unique, servie par les dessins relevés de Saitoh Misaki (Le loup de Hinata) ce nouveau seinen devrait rapidement séduire plus d’un amateur de manga…

Depuis quelques mois, un homme vend de l’eau puisée à la source divine comme une drogue. Mais derrière l’exaltation que procure sa consommation, l’eau de la source cache un pouvoir monstrueux…
